vendredi, mars 27, 2026
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Guinée : Patrick Millimouno, ex-ministre de l’élevage, dément avoir été « enlevé »

CONAKRY – Quelques heures après la publication de sa lettre adressée au président Mamadi Doumbouya sur la crise de liquidité en Guinée, des rumeurs ont fait état du kidnapping de Roger Patrick Millimouno, ancien ministre de l’Élevage. Contrairement à ces allégations, Roger Patrick Millimouno n’a pas été enlevé. L’ancien ministre de l’Élevage sous le régime d’Alpha Condé l’a lui-même confirmé à notre rédaction ce jeudi 26 mars 2026.

« Comme vous pouvez le constater à travers notre échange téléphonique, pour le moment, je suis libre. Je me trouve même du côté de la Camayenne, en route vers le centre-ville pour régler quelques petits problèmes pour mon épouse », a-t-il confié.

Pour l’heure, M. Millimouno affirme être libre de ses mouvements.

« Mais on ne sait jamais. Dans un pays comme le nôtre, certaines rumeurs ne sont pas toujours totalement infondées. Peut-être que, quelque part, certains ont émis cette idée et qu’elle a fini par fuiter », a-t-il ajouté.

Revenant sur les motivations qui l’ont conduit à écrire au président Mamadi Doumbouya au sujet de la crise du cash qui sévit en Guinée depuis plusieurs mois, l’ancien ministre explique qu’il ne pouvait pas rester silencieux face à une situation qu’il connaît et maîtrise.

« Je ne sais pas comment mon message a été perçu par son destinataire, mais mon intention était simplement d’aider à sortir de cette crise. D’autant plus que j’ai déjà vécu une situation similaire à l’époque où j’étais à la Banque centrale.

Quand j’ai écrit dans ma lettre que les autorités budgétaires et monétaires de l’époque avaient échoué, je m’incluais moi-même dans cette responsabilité. Je faisais partie des autorités monétaires ; j’étais la quatrième personnalité de la Banque centrale, en tant que conseiller principal. Je ne m’exclus donc pas. Mais nous avions fini par trouver des solutions. C’est pourquoi j’ai estimé utile d’expliquer comment nous en étions sortis », a-t-il expliqué.

Pour l’ancien ministre, sa prise de parole découle également de la tournure que prennent certains débats autour de la crise financière.

« Ce qui m’a surtout choqué, c’est de voir que, sur les réseaux sociaux, certains commencent déjà à analyser la situation sous un angle ethnique. Là, cela devient grave », a-t-il déploré.

Enfin, Roger Patrick Millimouno précise qu’il n’a reçu aucune menace à la suite de la publication de sa lettre adressée au chef de l’État.

Siddy Koundara Diallo

CONAKRY – Quelques heures après la publication de sa lettre adressée au président Mamadi Doumbouya sur la crise de liquidité en Guinée, des rumeurs ont fait état du kidnapping de Roger Patrick Millimouno, ancien ministre de l’Élevage.

Contrairement à ces allégations, Roger Patrick Millimouno n’a pas été enlevé. L’ancien ministre de l’Élevage sous le régime d’Alpha Condé l’a lui-même confirmé à notre rédaction ce jeudi 26 mars 2026.

« Comme vous pouvez le constater à travers notre échange téléphonique, pour le moment, je suis libre. Je me trouve même du côté de la Camayenne, en route vers le centre-ville pour régler quelques petits problèmes pour mon épouse », a-t-il confié.

Pour l’heure, M. Millimouno affirme être libre de ses mouvements. « Mais on ne sait jamais. Dans un pays comme le nôtre, certaines rumeurs ne sont pas toujours totalement infondées. Peut-être que, quelque part, certains ont émis cette idée et qu’elle a fini par fuiter », a-t-il ajouté.

Revenant sur les motivations qui l’ont conduit à écrire au président Mamadi Doumbouya au sujet de la crise du cash qui sévit en Guinée depuis plusieurs mois, l’ancien ministre explique qu’il ne pouvait pas rester silencieux face à une situation qu’il connaît et maîtrise.

« Je ne sais pas comment mon message a été perçu par son destinataire, mais mon intention était simplement d’aider à sortir de cette crise. D’autant plus que j’ai déjà vécu une situation similaire à l’époque où j’étais à la Banque centrale.

Quand j’ai écrit dans ma lettre que les autorités budgétaires et monétaires de l’époque avaient échoué, je m’incluais moi-même dans cette responsabilité. Je faisais partie des autorités monétaires ; j’étais la quatrième personnalité de la Banque centrale, en tant que conseiller principal. Je ne m’exclus donc pas. Mais nous avions fini par trouver des solutions. C’est pourquoi j’ai estimé utile d’expliquer comment nous en étions sortis », a-t-il expliqué.

Pour l’ancien ministre, sa prise de parole découle également de la tournure que prennent certains débats autour de la crise financière.

« Ce qui m’a surtout choqué, c’est de voir que, sur les réseaux sociaux, certains commencent déjà à analyser la situation sous un angle ethnique. Là, cela devient grave », a-t-il déploré.

Enfin, Roger Patrick Millimouno précise qu’il n’a reçu aucune menace à la suite de la publication de sa lettre adressée au chef de l’État.

Siddy Koundara Diallo

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