‘’les forêts de la Guinée abritent des espèces qu’on ne trouve nulle part ailleurs sur la planète » assure la ministre de l’environement
Ce lundi 27 avril, lors du Forum sur la biodiversité, la ministre de l’environnement et du développement durable a insisté sur les potentialités de la Guinée en matière d’écosystème. Pour Djami Diallo, la Guinée est un pilier écologique majeur pour l’Afrique de l’Ouest.
‘’La Guinée est aujourd’hui l’une des terres les plus riches du monde, non seulement parce que son sous-sol recèle du fer, de la bauxite et de l’or, mais aussi parce que ses forêts abritent des espèces qu’on ne trouve nulle part ailleurs sur la planète. Notre pays est riche de par sa biodiversité, ses forêts et ses fleuves. La Guinée est un pilier écologique majeur pour l’Afrique de l’Ouest qu’il est indispensable de développer pour le bien de notre peuple et qu’il est essentiel de sauvegarder et de protéger pour les générations futures’’, indique la ministre de l’environnement et du développement durable.
Au cours de cette rencontre, Djami Diallo a annoncé un ‘’processus de concertation nationale visant à bâtir le nouveau réseau national d’aires protégées et établir la feuille de route des mesures de compensation liées aux pertes de biodiversité induites par le projet Simandou. Ces deux initiatives traduisent l’engagement du gouvernement à relever les immenses défis qui se dressent devant nous pour préserver la richesse exceptionnelle du capital naturel de notre cher pays’’.
Pour relever ces défis, elle estime que ‘’la participation de tous est une obligation, car cet exercice ne peut se faire sans concertation, sans co-construction et sans engagement collectif’’.
Elle rassure que son département a d’ores-et-déjà entrepris de ‘’structurer et de moderniser la gestion du patrimoine naturel à travers la mise en place d’un nouveau réseau guinéen d’aires protégées, le REGAP, composé de 18 sites identifiés. Ce réseau permet d’envisager une évolution de la couverture en aires protégées de 15 à 28 % du territoire national à l’horizon 2030, nous rapprochant de l’objectif de 30 % fixé par le cadre mondial de Kunming-Montréal sur la biodiversité’’.
‘’Chaque hectare d’aire protégée que nous délimitons aujourd’hui est une dette honorée envers les générations futures. Sur le plan juridique, politique et réglementaire, la Guinée a franchi une étape historique avec l’élaboration de son tout premier Code des aires protégées afin de renforcer le cadre légal et institutionnel du secteur. Une nouvelle stratégie nationale de conservation de la biodiversité a été élaborée et une stratégie de développement communautaire dans les zones riveraines des aires protégées a été formulée, garantissant une approche inclusive, intégrée et durable’’, dit-elle.
Sur le plan opérationnel, souligne la ministre Diallo, ‘’des efforts considérables sont consentis pour améliorer les moyens logistiques et humains. Les parcs nationaux ont été dotés de plus de 21 véhicules tout-terrain et de 200 motos, facilitant les déplacements. À cela s’ajoute la mise à disposition d’équipements modernes, notamment des drones, permettant d’opérer efficacement les dispositifs de surveillance et de lutte contre les activités illégales. Un renforcement sans précédent des capacités humaines a été réalisé. À ce jour, plus de 600 conservateurs et agents des aires protégées ont été formés, contribuant significativement à l’amélioration de la gestion, du suivi et de la surveillance de nos écosystèmes’’.
La question du financement à long terme du réseau n’est pas en reste, à l’en croire. Elle annonce qu’un ‘’fonds dédié, solide et durable, la Fondation pour la conservation de la biodiversité en Guinée, est en cours de mise en place afin de garantir la continuité et la stabilité des actions de conservation’’.
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